Convocation au commissariat ou à la gendarmerie : comment réagir ?
Par Maître Jazil Lounis — Avocat au Barreau de Paris
Une convocation peut concerner une victime, un témoin ou une personne soupçonnée. Elle ne doit pas être ignorée : les enquêteurs peuvent renouveler la convocation et, dans certains cadres, recourir à une mesure de contrainte. Il est toutefois légitime de vérifier le service à l’origine de la convocation, la référence de procédure et, si elle est communiquée, la qualité sous laquelle la personne sera entendue.
Faut-il connaître les faits avant de se présenter ?
Les enquêteurs ne transmettent pas nécessairement le dossier avant l’audition. La convocation peut néanmoins comporter la nature de l’infraction et le droit d’être assisté par un avocat lorsque l’article 61-1 du Code de procédure pénale s’applique. Il est déconseillé de discuter longuement du fond par téléphone : mieux vaut préparer une chronologie et rassembler les documents utiles.
Comment préparer l’audition ?
Il faut identifier les personnes concernées, les dates, les échanges et les éléments matériels disponibles. Le jour de l’audition, chacun dispose du droit de faire relire ses déclarations et de demander leur correction. Le choix entre répondre, faire une déclaration ou garder le silence dépend du statut, des faits et de la stratégie de défense.
Vous avez reçu une convocation de police ou de gendarmerie ? Le cabinet peut vérifier le cadre de l’audition, préparer votre dossier et vous accompagner.