Tous les articles
Droit pénal2 min de lecture

La détention provisoire : dans quels cas peut-elle être ordonnée ?

Par Maître Jazil Lounis — Avocat au Barreau de Paris

Avant tout jugement définitif, la liberté demeure le principe et la détention provisoire l’exception. Elle n’est possible que pour les personnes poursuivies pour certaines infractions et lorsque les obligations du contrôle judiciaire ou de l’assignation à résidence sous surveillance électronique sont insuffisantes. Les articles 143-1 et 144 du Code de procédure pénale encadrent strictement cette décision.

Quels motifs peuvent justifier la détention ?

La détention doit être l’unique moyen de conserver les preuves, empêcher des pressions, éviter une concertation frauduleuse, protéger la personne, garantir son maintien à la disposition de la justice ou prévenir le renouvellement de l’infraction. En matière criminelle, et dans certaines conditions en matière correctionnelle, elle peut aussi répondre à un trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public. Ce dernier ne peut résulter du seul retentissement médiatique.

Comment se déroule le débat devant le JLD ?

Le juge des libertés et de la détention statue après un débat contradictoire au cours duquel l’avocat peut présenter les garanties de représentation : logement, emploi, formation, famille, soins et projet de surveillance électronique. L’ordonnance doit expliquer pourquoi une mesure moins contraignante serait insuffisante. Elle peut être frappée d’appel devant la chambre de l’instruction.

Un placement en détention provisoire est envisagé ou vient d’être ordonné ? Le cabinet peut préparer le débat, réunir les garanties de représentation et exercer l’appel.

Une situation similaire ?
Le cabinet vous répond.

Décrivez votre situation via le formulaire de contact : le cabinet l'étudie et revient vers vous, sans rendez-vous préalable.