Victime d’une infraction : quelles démarches accomplir ?
Par Maître Jazil Lounis — Avocat au Barreau de Paris
La priorité est de préserver la sécurité de la victime et les preuves. En cas de danger immédiat, il faut contacter les secours. Une plainte peut ensuite être déposée au commissariat, à la gendarmerie ou adressée au procureur de la République. En application de l’article 15-3 du Code de procédure pénale, les services de police et de gendarmerie doivent recevoir la plainte, même si les faits ont eu lieu dans un autre secteur.
Quelles preuves faut-il conserver ?
Il convient de garder les messages complets, fichiers originaux, photographies, certificats médicaux, factures, coordonnées de témoins et échanges avec les administrations ou assurances. Une chronologie datée aide les enquêteurs et évite les contradictions. L’absence de témoin direct ou de certificat ne rend pas une plainte impossible, mais chaque élément périphérique peut renforcer la cohérence du récit.
Comment demander une indemnisation ?
La victime peut se constituer partie civile et réclamer la réparation de ses préjudices devant la juridiction pénale. Elle doit produire les dépenses, pertes de revenus, conséquences médicales et retentissements personnels. Selon les faits et la solvabilité de l’auteur, une commission d’indemnisation ou un fonds de garantie peut également intervenir. Les délais de prescription doivent être vérifiés dès le début.
Vous avez été victime d’une infraction ? Le cabinet peut déposer ou compléter la plainte, suivre la procédure et chiffrer votre demande d’indemnisation.